Brinon-sur-Sauldre (Cher)
En Sologne, le pays de Raboliot
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Patrimoine

    Un peu d'histoire ....













L’EGLISE


     Jusque vers 1800, l’église porte le vocable de Saint Aignan qui est ensuite remplacé par celui de Saint Barthélemy. La nef est romane et remonte à la fin du XIème siècle. Il n’y a pas de transept, seule la trace d’un arc prévu pour son ouverture est encore visible. Le chœur est couvert d’une voûte sur croisée d’ogives et fermé par un chevet polygonal. A cette époque, l’usage de la brique est réservé aux bâtiments de prestige. Les losanges de briques bleues constituent l’un des tout premiers effets décoratifs dus à ce matériau.

     Dans le chœur, on peut voir d’intéressants culs de lampes. L’un d’eux représente une bergère filant sa quenouille et entourée de ses moutons. Il pourrait s’agir de Sainte Solange ce qui placerait cette construction vers la fin du XVème siècle, époque à laquelle le culte de la sainte prit une certaine extension.

     On peut également admirer, scellé sur les murs de la nef, un remarquable chemin de croix, œuvre de la céramiste orléanaise Jeanne Champillou.






     Mais la particularité de l’église est son "caquetoire". C’est une galerie extérieure qui garnit non seulement la façade mais également une grande partie du côté sud. On peut en dater la construction au XVIème siècle, après l’affranchissement des habitants. A cette époque, elle servait d’abri aux réunions paroissiales qui se tenaient à la sortie de la messe sous la présidence du bailly. C’est la dernière qui subsiste dans le département du Cher.





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Le canal de la Sauldre le canal de la Sauldre
 Prévu de longue date, sa construction débute en 1848 mais c'est Napoléon III
 qui réactive les travaux.









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Le Monument aux morts

Le Monument aux morts      Ce monument aux morts de la Grande Guerre (ce n'était pas encore la première guerre mondiale) vous le connaissez tous, mais savez-vous ce qu'il représente ?
     
    C'est un monument unique. "Conçu et dessiné par Monsieur Ponsot, un dessinateur qui venait souvent en villégiature à Brinon, il a été réalisé par la maison Grison d'Orléans. Il a été érigé en septembre 1919, inauguré officiellement le 25 septembre 1921” (notes de mon grand-père).



     Il a été imaginé non seulement pour être vu du sol mais aussi pour être vu d'avion, à une époque où les avions volaient bas. Il y avait parmi les pilotes de l'armée basés près de Bourges au camp d’Avord, Maxime Guillaume, fils d’un menuisier brinonnais. Quand il allait en exercice, il s'efforçait de survoler Brinon et de faire un ou deux tours autour de la flèche du clocher.
   
    En fait, ces petits biplans tombaient facilement en panne. Un jour, à l'école maternelle, les parents d'un de mes camarades sont venus le chercher pour lui dire que son oncle était tombé en panne et avait atterri près des Pointards. Ce n’était pas le premier. Pendant la guerre, le 12 juin 1916, un avion avait dû se poser quelque part vers les Quatre-Vents, si les souvenirs de ce qu'on m'a raconté sont exacts. Mais ce qui est sûr, c’est que le maréchal-ferrant Prosper Berrué s’était dépêché d’y aller, ainsi que beaucoup d'autres du bourg, pour voir l'avion. Il était cardiaque. Sa précipitation lui fut fatale : il succomba en route. L’aviateur, lui, n’avait pas de mal.

    Je me souviens d'un plus gros avion ayant atterri à Clémont. Nous y sommes allés, mon père, ma mère et moi, à bicyclette (plus exactement j'étais à califourchon sur la selle que mon père avait aménagée sur le cadre de son vélo). Nous n’étions pas les seuls.












                 Tout cela pour dire qu’il était intéressant, à l’époque, de dessiner un  monument que les aviateurs aussi puissent facilement voir et comprendre.
 
    Alors, que représente ce monument ? Et bien,tout simplement, la Croix de Guerre 14-18.
La Croix de Guerre 14 - 18






     Au centre, le cercle de l’obus géant correspond au médaillon central à l’effigie de la République. Les quatre branches de la Croix, s’élargissant aux extrémités, ressortent dans la pierre grise. Mais le plus typique ? ce sont ces deux épées de briques rouges qui se croisent : d’un côté la poignée et la garde, de l’autre la pointe. Plan du Monument

     Une question encore : quel est ce matériau d’un gris bleuté dans lequel a été sculpté le gros obus ainsi que les blocs du socle et de la croix de guerre ?








     Avec cette teinte grise, on penserait volontiers à du ciment. Que non!  Il s’agit d’un matériau bien plus noble. Regardez bien, sur des écorchures du monument : c’est une roche faite de cristaux aux facettes brillantes, grises, noires ou blanches. Ces cristaux (que les géologues appellent des entroques) sont des fragments d’encrines, ou lys de mer, animaux caparaçonnés de calcaire, proches parents des oursins. Cela permet de reconnaître une pierre de Belgique, connue sous le nom de “pierre bleue”, ou encore de “petit granit” à cause de l’aspect granulaire donné par les entroques, d’où sa ressemblance avec le granite des pétrographes.

     Cette pierre a été beaucoup utilisée : “Pierre toujours vivante” titre un fascicule de la ville de Soignies, avec ses immenses carrières au sud de Liège.

                        Pierre RAT





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